Facebook, 500 millions d’inscrits et après…

FAcebook continue de croitre et continuera encore jusqu’à atteindre probablement le milliard d’inscrits sur le site.

Pourtant, certains de ses inscrits se lassent et, sans se désinscrire, utilisent moins ou plus du tout le site. Enfin, le niveau de satisfaction des utilisateurs est faible. La dernière mouture de l’étude de satisfaction des consommateurs américains donnent un indice très faible à Facebook, 64, soit moins que 95% des autres entreprises et 90% des services publics.

Les raisons, les mêmes que pour la lassitude :
- Des soucis en ce qui concerne la vie privée et la sécurité
- La façon dont est alimenté le fil d’actu
- La pub
- Les changements constants et imprévisibles
- Le spam
- Des difficultés de navigation
- Les fonctionnalités

Alors pourquoi un tel succès avec un produit avec autant de défaut ?

Deux raisons majeures :
- C’est facile de s’y mettre
- Tout le monde y est ou presque, donc le service rendu pour entrer en contact avec ceux que l’on veut contacter est énorme. Et, comme le système est fermé (on ne peut exporter la liste de ses amis), pas moyen, une fois que l’on a fait son marché de relations, d’aller planter sa tente ailleurs sans un important effort.

Les évolutions prévisibles :

- Les fonctionnalités de Facebook conviennent nettement mieux à l’usager passif, qu’à l’usager (je parle ici des individus, pas des professionnels ou des sociétés) qui gère activement son réseau social. Facebook n’est pas usercentric, il est centré sur les flux d’ »informations » qu’il cherche à gonfler le plus possible d’où les informations du genre : truc est maintenant ami avec machin,  bidule a fait un score de mille au jeu xxx. Facebook pousse l’info, sollicite la participation, propose beaucoup. Les usagers actifs continueront sans doute d’intégrer Facebook dans leur dispositif de gestion de leur réseau social, mais il ne sera pas au coeur du processus.  C’est d’ailleurs déjà le cas pour nombre d’entre eux.

- La hiérarchisation des contacts dans Facebook est insuffisante et ne reflète pas la complexité des liens qui unissent une personne aux membres de son réseau. Il y a des amis, des relations, des collègues, des supérieurs, de la famille, des voisins etc… et dans chacun de ses groupe, un individu entretient des relations plus ou moins serrées, avec plus ou moins de confiance.  Dans la « vie réelle », cette nature du lien influe sur les informations que l’on partage.
La « vie virtuelle » est une dimension de la vie réelle, pas une autre vie. Une discordance entre les deux ne peut se poursuivre durablement.
L’usage des réseaux sociaux a probablement contribué à promouvoir une communication un peu moins contrainte, mais elle n’a pas tout changé, contrairement à ce que certains clament.
Soit Facebook évoluera en profondeur, soit il ne couvrira plus qu’une partie du besoin d’une personne et, pour le reste, ou pour tout, elle fera confiance à un ou plusieurs autres prestataires.

Le milliard d’inscrits sans aucun doute, mais quels utilisateurs, pour quels usages et pour quelle durée et intensité d’utilisation ?

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Facebook : les ados se fatiguent et les ménagères désespérées sont accros.

La réalité derrière ce titre percutant est nettement plus nuancée :

Une étude réalisée par le site de jeux en ligne Roiworld en avril auprès de 600 jeunes de 13 à 17 ans, moitié filles, moitié garçons montre :

- Ils passent en moyenne 2 heures par jour sur internet
- 80% de ce temps sur les réseaux sociaux
- Presque tous sont inscrits sur un réseau social
- Facebook est le réseau numéro 1
- 19% disent s’en lasser et/ou y passer moins de temps, la raison majeure de la désaffection est la perte d’intérêt
- Ils dépensent de l’argent sur les réseaux sociaux et achètent des marchandises virtuelles (cadeaux, accessoires pour avatars. Une partie de ceux qui ne dépensent pas en sont empêchés par le manque d’argent.
- Les jeux deviennent l’activité prédominante des jeux sur internet
- Beaucoup qualifient les jeux sur les réseaux sociaux d’addictifs

Le groupe Oxygen media a fait réaliser une étude sur les habitudes en matière de média sociaux des femmes de 18 à 34 ans :

- 39% se proclament addicts à Facebook
- 34% se connectent à Facebook avant toute autre chose le matin
- 27% se relèvent la nuit pour lire leurs messages
- 37% se sont endormis avec leur mobile à la main
- 63% utilisent Facebook comme outil de networking professionnel
- 42% pensent que des photos d’elles imbibées ne posent pas de problèmes
- 32% pensent que des photos d’elles faisant des gestes obscènes sont appropriées
- 44% font confiance à Facebook pour leurs informations privées
- 58% utilisent Facebook pour leurs relations avec des gens qu’elles n’aiment pas vraiment (frenemies)
- 46% disent que c’est okay d’être ami Facebook avec quelqu’un qu’elles n’aiment pas dans la vraie vie.
- 50% se reposeraient sur un ami Facebook pour de l’aide en situation de crise
- 73% communiquent plus par textos que téléphone
- 56% considèrent le texto comme leur principal mode de communication
- 41% utilisent twitter pour s’informer
- 44% utilisent Facebook pour lire des critiques télé et musique

Ces deux séries de chiffres décrivent bien le poids pris par les média sociaux dans la vie quotidienne, notamment des plus jeunes.

Mais les deux accroches provocatrices que la presse a utilisé pour parler de ces études ne sont que des semi vérités, voire des quasi mensonges : 19% c’est peu et se proclamer addict ne signifie pas qu’on le soit vraiment !

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22% du temps passé sur internet dans le monde l’est sur les réseaux sociaux

Un article très visuel de visualeconomics qui montre la répartition du temps passé en ligne entre les différentes activités.

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Pourquoi Facebook ne peut pas réellement connecter les gens

Un article intéressant à lire dans mashable sur ce sujet :

Ori Brafman vient de publier avec son frère un livre sur le thème du déclic qui fait que la connexion se fait avec certaines personnes ou certaines activités.

Selon lui, en tant qu’outil de connexions entre les personnes, Facebook a de gros défauts :

1) L’absence de proximité physique : Facebook ne peut rien contre ce problème selon lui. En même temps, Facebook facilite l’organisation d’évènements physiques (encore qu’avec l’évolution des règles de gestion de la vie privée, il devient de plus en plus imprudent d’organiser un évènement physique privé avec Facebook et qu’organiser un évènement public avec Facebook pose souvent des problèmes d’échelle) et Facebook a investi dans la géolocalisation peut-être pour lutter contre ce frein.

2) Vulnérabilité : La vulnérabilité partagée est un puissant facteur de connexion. Mais maintenant que Facebook inquiète vraiment quant à la possibilité de publier certaines choses de façon confidentielle, il faut être kamikase pour échanger sur ses vulnérabilités sur le site.

3) Une communauté définie : Au départ c’est ce que les usagers trouvaient dans Facebook, ils échangeaient avec un groupe bien identifié, leurs camarades d’études, maintenant, Facebook tend à éliminer les murs et séparations entre les différentes communautés en liant tout avec tout.

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Facebook : Mine ou champ de mines ?

En préliminaire, je tiens à rappeller qu’être présent sur les réseaux sociaux est indispensable aujourd’hui pour les entreprises et, dans la plupart des cas, pour les personnes également. Une présentation de référence sur ce sujet.
Si une entreprise ou une personne ne se présente pas sur les principaux réseaux sociaux et notamment Facebook, d’autres le feront pour elles et elle perdra totalement le contrôle de son image en ligne.

Un projet mené par un conquérant

humour ZuckerbergAlexandre est devenu roi à 20 ans, il a écarté de son chemin tous ceux qui entravaient ses projets de conquête de tout le monde connu. Il privilégie l’expansion à la consolidation !

Une expansion vertigineuse

 L'expansion vertigineuse de Facebook

Lorsqu’il est lancé en février 2004, le site n’est ouvert qu’aux seuls étudiants de Harvard. Puis il s’ouvre aux autres universités bostoniennes, ensuite à toutes les universités puis à tous les étudiants du secondaire en septembre 2005.
En septembre 2006, le site est ouvert à tous et en juin 2007 aux applications tiers (ex, quizz, jeux type farmville).
La chronologie détaillée officielle de Facebook

Dans le farwest du 21ème siècle

Les réseaux sociaux sont un univers naissant et, à ce titre, peu régulé et contrôlé
- Il n’existe pas d’arsenal législatif ou réglementaire efficace. Les dispositions prises par les pouvoirs publics et les institutions sont presque toujours en retard d’un ou plusieurs trains et en total décalage avec les besoins réels et s’avèrent à la fois contreproductives et inefficaces.
- Pas de normes de gestion. On n’évalue pas la santé d’une société comme Facebook comme celle d’une entreprise traditionnelle. On se contente de mesures très rudimentaires.
- Des usagers insuffisamment formés et conscients. Le passage d’un outil conçu par et pour une élite à un outil ouvert au grand public et utilisé par le grand public s’est fait en quelques semaines.
- Des arbres qui masquent les forêts. L’absence de recul, les parti-pris idéologiques, l’angoisse diffuse engendrée par l’importance de la mutation de civilisation en cours font que l »on se focalise sur des questions ponctuelles sans aborder les problèmes.

Un service précieux pour les personnes et les entreprises, mais au prix inconnu et croissant

- Facebook est un outil très commode de gestion de son réseau social (contacts, invitations, partage de données, photos, vidéos, infos,  …). La sociologue spécialiste des réseaux sociaux, Danah Boyd estime même que c’est une utilité indispensable à bien des gens comme l’accès à internet ou le téléphone. Pour les entreprises et les entrepreneurs, Facebook est un outil peu coûteux pour entretenir des relations avec le tissu social qui les entoure.
- Mais les nuisances associées ont cru en proportion du succès de l’outil. L’utilisateur est maintenant submergé d’informations dans tous les sens, au milieu desquels il lui faut dénicher ce qui l’intéresse.  Il est aussi assailli de sollicitations malvenues auxquelles il ne peut pas forcément se dérober : son patron veut être son ami ainsi que sa belle-mère (difficile ensuite de parler librement) mais aussi cet ancien camarade d’école gentil mais casse-pied qui aussitôt accepté va commenter à tort et à travers.
- En même temps,  les règles de fonctionnement de Facebook évoluent constamment avec parfois des effets rétroactifs et il devient quasiment impossible de maîtriser ce qu’on partage et avec qui.
- Les risques associés à l’utilisation de Facebook sont mal évalués et pas encore cernés. L’utilisation massive de l’outil ne date que de quelques mois. On parle beaucoup des atteintes à la vie privée, mais il y aussi les bévues (mauvaise gestion de sa réputation ou franche gaffe), le harcèlement, la délinquance, la désinformation, la manipulation, …. .

Un outil qui va évoluer très rapidement

Les risques vont engendrer des réactions :
- Des personnes
- Des pouvoirs publics
- Des contre-pouvoirs (associations, groupements, …)

 Les usages ne sont pas encore sédimentés, la plupart des inscrits sont bien trop récents et l’arrivée des nouveaux (encore moins technophiles, de culture et d’origine sociale ou culturelle moins homogène) continue de modifier le fonctionnement de Facebook.

- Le business model n’est pas clair

 Un média dans lequel il faut s’investir et investir… mais avec prudence

Il est probable que Facebook essaiera de monétiser davantage le service offert aux professionnels. Il faut prévoir une évolution à la hausse du budget à y consacrer.

Facebook est un média grand public qui ne cesse d’évoluer. Il est imprudent de lui confier des informations qui doivent rester confidentielles ou circuler de façon très limitée.

Il est imprudent aussi de compter sur un média gratuit pour garder ses trésors. Il faut s’assurer que l’on conserve en lieu sûr ses données les plus précieuses : contacts, photos, lettres, … Facebook n’est pas la boite à chaussures de nos grand-mères.

Facebook et son univers, celui des média sociaux viennent de naître et sont en pleine évolution.  A aucun moment, il ne faut l’oublier.

Le temps et l’énergie investis dans le facebook d’aujourd’hui, que ce soit à titre professionnel ou à titre personnel, risquent d’être perdus si l’on n’a pas prévu la portabilité et la flexibilité.

Facebook est un média dont la richesse  est produite par ses utilisateurs. A eux de s’assurer que le marché tacite qu’ils ont passé avec Facebook est et reste équitable et qu’en contrepartie de la gratuité de l’outil, ils ne finissent pas par se dépouiller !

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Le talon d’Achille de Facebook ?

achille trempé dans le styxUn des secrets de la réussite de Mark Zuckerberg est d’avoir construit Facebook pour un coût très raisonnable et de le faire fonctionner avec un effectif modéré au regard du nombre d’utilisateurs actifs : 1000 à 1500 employés.

Le nombre d’utilisateurs actifs actuels est de l’ordre de 450 millions soit pas moins de 300 000 utilisateurs par employé.

Facebook est un site où les gens s’expriment. La modération est donc indispensable. Avec si peu de personnel, pas d’autres solution que de se reposer sur l’autocontrôle des utilisateurs et les algorithmes.

Certains l’ont bien compris et les défenseurs du régime tunisien utilisent cette faille du système de modération pour museler les opposants qui n’ont guère d’autre lieu d’expression que Facebook.

Ils ont fait des émules chez les supporters de club de foot. Pour le moment, ça reste anecdotique, mais si le jeu se répand, le colosse pourrait rencontrer une vraie difficulté et se retrouver contraint à revoir sa stratégie et son business model.

Aujourd’hui dans Fluctuat.net, un article humoristique sur pourquoi vous ne quitterez jamais Facebook se conclue ainsi : Parce que Facebook va crever tout seul
Les capacités de nuisance de Facebook sont balbutiantes : à part recevoir des pubs pour de sites de rencontre parce que vous êtes célibataires, on ne peut pas dire que la pub ciblée soit très gênante pour l’instant. 
Il n’est pas certain que Facebook réussisse à gérer l’intrusion aussi bien que Google. Quand le niveau de spamming deviendra trop élevé, les gens se lasseront et vous aussi. Facebook ne crèvera pas de la contestation mais de l’épuisement de son modèle à un moment ou à un autre. Comme Myspace. Un jour tout le monde se foutra de leur gueule et on ira ailleurs.

Pour ma part, je pense que les investisseurs qui ont mis de l’argent dans l’entreprise et qui ont vu l’effondrement d’Aol, la disparition de Second life et l’effritement de Myspace feront pression sur Zuckerberg pour qu’il revoie sa copie et accepte de partager le pouvoir avant d’en arriver là !

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Si j’aurais su, j’aurais pas publié

Les réseaux sociaux et notamment Facebook permettent de s’exprimer facilement, parfois trop, voire bien trop. Au delà des anecdotes dont on a parlé dans les journaux, voici deux études qui donnent un aperçu du trop faible niveau de conscience des utilisateurs de réseaux sociaux.

Une étude de retrevo (place de marché électronique)  montre que 32% des utilisateurs de media sociaux ont posté en ligne quelque chose qu’ils ont regretté. Parmi eux, 3% disent que la conséquence a été une rupture sentimentale et 6% des problèmes au travail ou à la maison. 

Et récemment, http://myjobgroup.co.uk/, a mené une enquête auprès de 1000 salariés au Royaume-Uni et les résultats sont stupéfiants :

Près de 40% critiquent leur environnement de travail sur les réseaux sociaux, que ce soit Facebook ou twitter et un sur 5 reconnaissent critiquer leur patron.

Et près de 60% changeraient ce qu’ils écrivent sur leur profil s’ils savaient que leur employeur le lit !

La plupart des gens ont peu ou aucune conscience des implications légales de leurs sorties en ligne et 70% ne savent pas s’il y a une politique sur le comportement en ligne.

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Gestion de la réputation et média sociaux : les 18-29 ans sont les plus conscients et les plus actifs en la matière, selon un nouveau rapport Pew

L’institut de recherche Pew vient de sortir un nouveau rapport et il est riche d’enseignements.

La majorité des personnes sont soucieuses de leur réputation en ligne. 57% ont questionné google pour savoir ce qui se disait d’eux.

La gestion de sa réputation numérique est devenue une activité en ligne importante pour beaucoup et surtout les plus jeunes.
71% des jeunes 18-29 utilisateurs de réseaux sociaux ont modifié leurs paramètres de vie privée dans un sens restrictif : ils partagent moins de choses et avec moins de monde
47% d’entre eux détruisent des commentaires que d’autres font sur leurs profils, 29% des 30-49 font pareil et seulement  26% des 50-64.
41% demandent à ce que l’on enlève leur nom de certaines photos, contre seulement 24% des 30-49 et 18% des 50-64.

Le principal est que plus on utilise et connait les média sociaux, plus on fait attention à la gestion de sa réputation en ligne (1).

(1) Ceci corrobore les conclusions d’une autre étude menée Ofsted, organisme de surveillance de la qualité de l’enseignement en Angleterre, la meilleure protection en ligne des enfants et ados c’est de les laisser naviguer sous la supervision d’un guide humain et pas l’utilisation de filtres.

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De l’importance des média sociaux et de Facebook

Ils font désormais partie intégrante de notre environnement. La présentation vidéo de référence sur le sujet vient d’être actualisée :

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Faceboook désormais totalement incontournable

Facebook vient désormais de passer la barre en France des 17 millions de membres. A titre personnel, on peut bien évidemment se contenter d’une inscription nominale, ou même ne pas s’y inscrire (si l’on refuse de simplifier la tâche de ceux qui cherchent à vous contacter et n’ont plus ou pas vos coordonnées), mais aucune entreprise ou aucune personne ayant une activité (qu’elle soit professionnelle, artistique, associative, …) ne peut faire l’impasse sur ce média, réseau social, annuaire, outil de recherche et tutti quanti !

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