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Archives pour 01/2010

Réseaux sociaux et cybercriminalité ou criminalité cybermodernisée

Le développement des réseaux sociaux est une aubaine fabuleuse pour toutes sortes de criminels : du peu dangereux, le pique-assiette au pire, le psychopathe ; de l’artisan, petit cambrioleur de quartier, à l’industriel,  siphonneur de comptes, fabricant de fausses cartes bleues, etc…

Juste deux petits exemples :

- Les fans de phishing, ceux qui vous envoient un mail pour vous attirer sur un faux site de votre banque, votre cybercommerçant favori et vous demander de leur fournir vos coordonnées bancaire, ont trouvé là un nouveau terrain de jeux. Ils piratent les comptes de vos amis, vous envoient des messages :  bonne affaire à faire,  j’ai besoin d’argent, je suis à l’étranger, j’ai perdu ma carte bleue, etc… . Une règle de base. Tout ce qui se termine par un paiement se fait en allant volontairement sur un site, jamais en cliquant sur un lien suggéré.

- Le cambrioleur peut surveiller les faits et gestes des habitants de la maison qu’il a repérée sans avoir à traîner devant et risquer de se faire remarquer. Il a un espion à l’intérieur, l’ado à qui l’on vient d’annoncer le programme du dimanche : déjeuner au musée avec visite d’expo en famille et qui râle à grands cris auprès de ses 550 amis de facebook en postant la raison de son humeur massacrante sur son mur.

Il faut donc avoir à l’esprit lorsque l’on communique et échange sur les réseaux sociaux avec ses amis et ses relations que les murs ont toujours des oreilles, parfois mal intentionnées. Ils ne sont pas des lieux privés. Une certaine retenue est de mise ne serait-ce que pour des raisons de sécurité.

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Dunbar dit que son nombre n’est pas soluble dans Facebook. Le nombre d’amis maximum est toujours 150.

La théorie des réseaux sociaux est une théorie sociologique récente.

L’anthropologue Robin Dunbar les a étudiés et en a tiré la conclusion suivante, formulée en 92 : qui que vous soyez, il ne vous est pas possible d’entretenir des relations amicales avec plus de 150 personnes. Ce chiffre plafond est depuis appelé nombre de Dunbar. Ce serait lié à la taille limité de notre nécortex.

Il a continué ses études et en a conclu que les média sociaux n’y changeaient rien. Même si vous parvenez à accumuler des milliers d’amis dans Facebook, vous ne réussirez à y entretenir vraiment des relations qu’avec un maximum de 150 personnes.

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Quand Marc Zuckerberg endosse le rôle de Iago, pourquoi les modifications récentes des règles sur Facebook et ses déclarations font scandale

Facebook a commencé par être un réseau social pour les jeunes, puis son audience s’est étendue. Les plus de 25 ans sont eux aussi venus en masse attirés par le service que leur offrait le site et mis en confiance par le fait qu’ils pouvaient gérer le niveau de confidentialité des données qu’ils mettaient en ligne.

D’ailleurs, dans un premier temps, Facebook a sophistiqué la gestion de la confidentialité des données publiées sur le site et en a fait  un argument pour vanter son site, mettant en avant la finesse des réglages possibles !!

Puis, perfidement, son pdg a envoyé une lettre à l’ensemble des usagers du site, leur expliquant que les anciennes règles de gestion de leur vie privée n’étaient plus aussi efficaces et que le nouveau système leur donnerait encore plus de contrôle et  qu’il serait plus simple et plus précis. 

Mais lorsque le système est sorti, une semaine plus tard, les utilisateurs ont découvert qu’ils avaient été bernés. 
Le nouveau sytème leur donne moins de contrôle :
- Par défaut, tout ou presque devenait public. Ceux qui ont accepté sans vigilance les changements ont rendu public pratiquement toutes les informations qu’ils avaient confiées aux sites.
- Certaines informations ne peuvent plus être privées :  photos du profil, pages fan et téseaux auxquels on appartient, commentaires sur les profils d’amis, …
- Il est compliqué de rendre ses listes d’amis privées.
- A chaque fois que l’on veut publier une information, il faut faire attention de préciser qu’elle ne doit pas être publique si on ne veut pas qu’elle le soit !

Les gens appréhendent la perte de confidentialité associée à tout nouveau système de communication, mais si les bénéfices reçus sont suffisants, ils acceptent de se laisser déposséder.

Le téléphone faisait peur au début parce que les conversations pouvaient être écoutées. De même utiliser gmail a fait peur parce que google lisait les mails pour se financer en affichant de la publicité contextuelle ciblée. 

Il en sera peut-être de même pour facebook.

A moins que cette volte-face récente n’ait été un aveu d’impuissance comme le dit Alexis Mons dans La vie privée n’est pas ce qu’on croit . Facebook a connu une expansion extraordinaire en offrant ce qu’attendait la majorité des gens pour se lancer sur les réseaux sociaux : la possibilité de publier des informations personnelles à destination des seules personnes autorisées à les voir. Les utilisateurs en ont largement usé.
Et, selon le point de vue de Facebook, ils en ont même abusé, limitant le nombre de pages accessibles et indexables par les moteurs de recherche et la possibilité de générer des revenus.
C’est pour ça que Zuckerberg a sifflé la fin de la partie au risque de déplaire.  Certes, la vie privée au sens de papa, c’est fini. Mais nous aimons aussi jouer avec des sphères séparées, c’est la base même du pouvoir en société. Todo : relire la sociologie des réseaux sociaux.

Enfin Danah Boyd resitue le problème dans un contexte moral.

Ce n’est pas tout le monde qui a la possibilité d’être qui il veut en public et de demander aux autres de faire avec.

Les mêmes patrons de la Silicon Valley tycoons qui veulent pousser tout le monde dans le public, ne veulent pas que lesurs enfants sachent que leurs professeurs sont des êtres sexusés, même si leur sexualité est aussi aseptisée que possible…

… Les privilégiés n’ont pas à se soucier de voir des gens qui ont du pouvoir sur eux les observer en ligne. C’est là la définition même du privilège. Mais presque tous les autres doivent le faire. Et forcer les gens à se retrouver dans l’oeil public ne démantèle pas la structure des privilèges, la structure du pouvoir. Ce qui me met en rage, c’est que ça les renforce.  Les privilégiés sont encore plus privilégiés, gagnant de s’exposer. Et ceux qui se battent pour que leurs vies ne se délitent pas sont obligés de créer des murs autour d’eux qui sont sans cesse démolis. Le professeur, la femme abusée, le pauvre même vivant dans le ghetto et essayant d’en sortir  (elle a expliqué dans des publications précédentes comment la façon dont les enfants du ghetto doivent communiquer pour ne pas se faire ostraciser dans leur milieu, peut être mal perçu lorsqu’ils postulent en fac). Comment les prenons-nous en considération lorsque nous construisons des systèmes qui exposent les gens ?

Celà me tue quand la recherche du profit justifie l’oppression sociales. Est-ce que c’est vraiment l’objectif de l’industrie des média sociaux ?

A lire aussi :

Faut-il se désinscrire de Facebook et cesser d’utiliser google ?   Ne finit-on pas par créer les outils de sa future oppression (big brother is watching you !).

Vie privée, le point de vue des petits cons

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Conclusions de l’observatoire Ifop des réseaux sociaux sur l’importance de Facebook, Myspace, twitter et copains d’avant

Etude sur la base de 1002 personnes représentatives de la population internaute française réalisée par sondage en ligne du 10 au 16 novembre 2009. Les conclusions complètes de l’étude.

Facebook est connu à 97%, + 4 par rapport à Juin
Copains d’avant est connu  à 93%, + 4 par rapport à Juin
Myspace est connu à 83%, + 5 par rapport à Juin

Twitter est aujourd’hui connu à 63% mais il a doublé sa notoriété depuis juin.

49% des internautes appartiennent à copains d’avant, +4 par rapport à Juin
46% des internautes appartiennent à windows live, stable
37% des internautes appartiennent à Facebook, +6 par rapport à Juin

Plus de 3/4 des internautes appartiennent à un des 10 grands réseaux sociaux observés.

25% des internautes sont membres d’un seul réseau social, 34% de deux à trois réseaux sociaux et 18% de quatre et plus. Plus l’internaute est jeune, plus le nombre moyen de réseaux auxquels il appartient est élevé.

En 1 an, Facebook a progressé d’1/3, Myspace a régressé et copains d’avant en 6 mois a progressé de 10%.

Twitter fait beaucoup de bruit, mais est faible en termes de membres : 5% (mais 2% 6 mois auparavant).

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Internet, vie privée, liberté et démocratie

Google avait accepté de censurer les résultats en chinois de son moteur de recherche pour pouvoir être présent en Chine. L’idée étant qu’un peu d’informations vaut mieux que pas du tout, un peu de possibilité de communiquer.

Les chinois viennent de leur montrer qu’il est difficile d’aller manger chez le diable même avec une grande cuillère. Ils sembleraient qu’ils aient entrepris d’espionner les comptes gmail des militants des droits de l’homme.

Google pense se retirer de Chine et le gouvernement américain enquête sur le sujet.

Il y a quelques semaines certains russes ont quasiment paralysé l’Ukraine pendant une journée en attaquant les sites internet indispensables à la vie économique courante (banques, services, …).

Le débat sur le respect de la vie privée que les dernières prises de position de facebook ont rendu intense n’est qu’une petite facette d’un problème bien plus complexe et dont les enjeux sont vitaux :  le contrôle et la régulation du net aux échelons nationaux et mondiaux.

Un article détaillé sur la nécessité d’avoir des données libres qui pousse à la réflexion chez psy et geek

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Utilisation des réseaux sociaux pour améliorer sa vie professionnelle, comment débuter sur twitter

Pourquoi se lancer :
Parce que twitter est un outil de veille professionnelle très utile et fort peu onéreux lorsqu’il est bien utilisé

Préparer les éléments nécessaires à la création de son profil :
* une image pour vous représenter (une photo est presque toujours la plus adaptée)
* des idées d’identifiants. Il y a déjà beaucoup de monde sur twitter, il faut prévoir plusieurs possibilités. L’idéal est prénomnom (en jouant sur des séparateurs éventuels : ._) ou  un identifiant significatif de ce que l’on veut dire de soi. Le mieux est l’ennemi du bien, simple et mémorisable, c’est déjà beaucoup.
* une bio en quelques mots, 1 lien avec un profil linkedin ou viadeo, un blog, peut en faire office

Aller sur le site de twitter et créer son profil :
Attention, twitter vous propose une série de personnes à suivre, décocher tout si vous ne voulez pas commencer votre aventure enseveli sous des informations sans intérêt pour vous, cette liste est trop généraliste pour être significative.

Identifier des personnes ou organisations à suivre :
Il faut des personnes pourvoyeuses d’informations en relation avec vos activités. Aller sur le site des journaux qui vous intéressent, sur le blog d’experts, sur les profils linkedin ou viadeo, sur la page faceboook de personnes potentiellement intéressantes et cliquer sur le bouton de suivi twitter.
Se connecter à son profil twitter et suivre la personne, le journal choisi.
Si vous connaissez juste l’identifiant twitter d’une personne qui, par exemple, vous a donné sa carte, vous vous connectez sur twitter, vous cherchez la personne en tapant l’identifiant sans @ devant et vous l’ajoutez aux personnes à suivre.

Choisir une application qui va vous permettre de twitter sans peine :
Twitter ne dispose que d’une interface minimale qui ne permet pas de gérer son activité aisément.
Voici 2 applications possibles :
HootSuite
TweetDeck
Ces applications sont faciles à utiliser et les boutons permettant d’effectuer les principales actions à votre disposition :
RT, retweet, reposter un message dont le contenu est intéressant.
R, reply, répondre à l’auteur d’un message. Attention cette réponse est publique, donc réserver cette action à une conversation d’intérêt général.
DM, direct message, permet d’envoyer un message privé à une personne ou de réagir en privé à un message
FF, il n’y a pas de bouton pour ça, c’est followfriday. La tradition veut que le vendredi, on fasse des recommandations de profils à suivre.

Se lancer
Observez ce que font, disent les personnes que vous suivez. Pas la peine d’en faire trop au départ attention à ne pas suivre l’exemple des personnes qui sur twitter confondent bruit et présence.
20 conseils de bon sens pour éviter les erreurs.
Mais ne restez pas trop longtemps au bord non plus.  C’est dans l’eau que l’on apprend à nager.

Attention aux faux followers, ce sont des spammeurs qui s’inscrivent comme vos suiveurs dans l’espoir que vous cliquiez machinalement sur le bouton suivre pour gonfler artificiellement leur audience sur twitter.
Attention aux DM d’inconnus, ils peuvent contenir des virus.

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Utilisation des réseaux sociaux pour améliorer sa vie professionnelle, comment débuter

Procéder par étapes

1)  Prendre connaissance du panorama des réseaux sociaux et des usages qui en sont faits,  identifier éventuellement les réseaux spécifiques à ses activités professionnelles. Cette identification peut intervenir une fois que l’on sera engagé dans les réseaux sociaux généralistes.

2) Googler son nom et observer les résultats. Voire si l’on est déjà présent dans certains réseaux sociaux et de quelle façon.

3) Définir quelques éléments de son identité en ligne. Un squelette factuel que l’on n’aura pas à remettre en question lorsque l’on maitrisera mieux la gestion de son identité numérique.
- Une photo, c’est impératif, c’est le meilleur moyen de faire passer ses messages, d’être reconnu et mémorisé.
- Un cv numérique
- Un message clé si l’on en a un

4) Créer son profil sur les réseaux qui permettent d’être visibles professionnellement : viadeo, linkedin par exemple. Ne pas chercher à tout compléter. Se concentrer sur l’essentiel et revenir par la suite pour compléter. Choisir d’avoir son nom et son prénom comme adresse.

5) Créer son profil facebook à minima sous le même nom que les profils précédents. Le but de ce profil est d’augmenter ses chances d’être trouvé via google. Lier ce profil aux profils professionnels et répéter éventuellement le message clé.

6) Observer ce que font en la matière les personnes en pointe de son entourage professionnel proche ou lointain.

7) Faire un peu de veille sur les réseaux et média sociaux. Twitter peut être un des outils pour faire cette veille.

Adopter un comportement efficace et fructueux

Surtout ne pas s’éparpiller, ne pas s’engager dans des réseaux « irrelevant », ne pas se lancer dans des activités trop coûteuses en temps et que l’on ne peut assurer dans la durée.

Commencer par observer pour se faire une idée de l’usage approprié que l’on peut faire des différents réseaux et des usages à y respecter.

Gérer son implication en fonction de son tempérament.
Réservé et prudent :  planifier ses consultations, interventions pour s’y tenir
Hardi, curieux, entreprenant :  se fixer des limites de temps passé et de vitesse d’engagement.

Avoir conscience que sur les réseaux sociaux numériques, les comportements vertueux se perçoivent autant, si ce n’est plus  que dans les réseaux physiques :
* La sincérité,
* Une implication humaine réelle et pas des interventions mécaniques
* Un véritable esprit d’échange et de partage et pas des petits calculs d’apothicaire

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Utiliser les réseaux sociaux afin d’améliorer sa vie professionnelle, pourquoi

Améliorer sa visibilité externe et interne :
- Bénéficier de meilleures opportunités de développement de carrière
- S’orienter vers les activités qui vous conviennent le mieux

Améliorer son efficacité
- Faire de la veille stratégique
- Trouver plus facilement les compétences, ressources qui permettent de mener à bien ses projets
- Mieux gérer ses contacts et son réseau professionnel

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2009, l’année du triomphe de facebook et 2010 ?

Marc Zuckerberg qui donne des interviews d’une arrogance sans bornes où, fort de la croissance exponentielle de facebook en 2009, il explique que :

Jusqu’alors Facebook permettait à ses utilisateurs de gérer leur profil et leurs publications en conformité avec  les règles traditionnelles de respect de la vie privée.

Mais que désormais, sa réussite l’attestait, facebook était bien la figure de la modernité et donc, autorisé à décider pour ses utilisateurs de ce qui était bon pour eux.

Facebook va donc  moderniser ses utilisateurs, même à l’insu de leur plein gré, en matière de gestion de leur vie privée : la vie privée n’existera donc quasiment plus !

Il devrait méditer cette phrase des romains : Il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne.

L’histoire, pourtant courte, du web compte déjà pas mal de tombes sur lesquelles on peut lire, « ci-git un site qui se croyait propriétaire à vie ou presque de ses utilisateurs ».

La tribune de Genève titre aujourd’hui « 2009, l’année où facebook est devenu indispensable ». 2010 sera peut-être l’année où facebook a décidé que la course était trop facile et a sapé ses propres fondements en trahissant sans vergogne le contrat moral qu’il avait passé avec ses utilisateurs.

Et il ne suffira pas d’avoir embauché des lobbyistes pour éviter que le gouvernement américain ne légifère dans le sens souhaité par les utilisateurs pour éviter que la suite du parcours ne devienne très tumultueux.

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Les jeunes et les réseaux sociaux: vie privée, impudeur, transparence, exhibitionnisme, désinhibition

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