22% du temps passé sur internet dans le monde l’est sur les réseaux sociaux
Un article très visuel de visualeconomics qui montre la répartition du temps passé en ligne entre les différentes activités.

Un article très visuel de visualeconomics qui montre la répartition du temps passé en ligne entre les différentes activités.

Un article intéressant à lire dans mashable sur ce sujet :
Ori Brafman vient de publier avec son frère un livre sur le thème du déclic qui fait que la connexion se fait avec certaines personnes ou certaines activités.
Selon lui, en tant qu’outil de connexions entre les personnes, Facebook a de gros défauts :
1) L’absence de proximité physique : Facebook ne peut rien contre ce problème selon lui. En même temps, Facebook facilite l’organisation d’évènements physiques (encore qu’avec l’évolution des règles de gestion de la vie privée, il devient de plus en plus imprudent d’organiser un évènement physique privé avec Facebook et qu’organiser un évènement public avec Facebook pose souvent des problèmes d’échelle) et Facebook a investi dans la géolocalisation peut-être pour lutter contre ce frein.
2) Vulnérabilité : La vulnérabilité partagée est un puissant facteur de connexion. Mais maintenant que Facebook inquiète vraiment quant à la possibilité de publier certaines choses de façon confidentielle, il faut être kamikase pour échanger sur ses vulnérabilités sur le site.
3) Une communauté définie : Au départ c’est ce que les usagers trouvaient dans Facebook, ils échangeaient avec un groupe bien identifié, leurs camarades d’études, maintenant, Facebook tend à éliminer les murs et séparations entre les différentes communautés en liant tout avec tout.
Alexandre est devenu roi à 20 ans, il a écarté de son chemin tous ceux qui entravaient ses projets de conquête de tout le monde connu. Il privilégie l’expansion à la consolidation !
Lorsqu’il est lancé en février 2004, le site n’est ouvert qu’aux seuls étudiants de Harvard. Puis il s’ouvre aux autres universités bostoniennes, ensuite à toutes les universités puis à tous les étudiants du secondaire en septembre 2005.
En septembre 2006, le site est ouvert à tous et en juin 2007 aux applications tiers (ex, quizz, jeux type farmville).
La chronologie détaillée officielle de Facebook
Les réseaux sociaux sont un univers naissant et, à ce titre, peu régulé et contrôlé
- Il n’existe pas d’arsenal législatif ou réglementaire efficace. Les dispositions prises par les pouvoirs publics et les institutions sont presque toujours en retard d’un ou plusieurs trains et en total décalage avec les besoins réels et s’avèrent à la fois contreproductives et inefficaces.
- Pas de normes de gestion. On n’évalue pas la santé d’une société comme Facebook comme celle d’une entreprise traditionnelle. On se contente de mesures très rudimentaires.
- Des usagers insuffisamment formés et conscients. Le passage d’un outil conçu par et pour une élite à un outil ouvert au grand public et utilisé par le grand public s’est fait en quelques semaines.
- Des arbres qui masquent les forêts. L’absence de recul, les parti-pris idéologiques, l’angoisse diffuse engendrée par l’importance de la mutation de civilisation en cours font que l »on se focalise sur des questions ponctuelles sans aborder les problèmes.
- Facebook est un outil très commode de gestion de son réseau social (contacts, invitations, partage de données, photos, vidéos, infos, …). La sociologue spécialiste des réseaux sociaux, Danah Boyd estime même que c’est une utilité indispensable à bien des gens comme l’accès à internet ou le téléphone. Pour les entreprises et les entrepreneurs, Facebook est un outil peu coûteux pour entretenir des relations avec le tissu social qui les entoure.
- Mais les nuisances associées ont cru en proportion du succès de l’outil. L’utilisateur est maintenant submergé d’informations dans tous les sens, au milieu desquels il lui faut dénicher ce qui l’intéresse. Il est aussi assailli de sollicitations malvenues auxquelles il ne peut pas forcément se dérober : son patron veut être son ami ainsi que sa belle-mère (difficile ensuite de parler librement) mais aussi cet ancien camarade d’école gentil mais casse-pied qui aussitôt accepté va commenter à tort et à travers.
- En même temps, les règles de fonctionnement de Facebook évoluent constamment avec parfois des effets rétroactifs et il devient quasiment impossible de maîtriser ce qu’on partage et avec qui.
- Les risques associés à l’utilisation de Facebook sont mal évalués et pas encore cernés. L’utilisation massive de l’outil ne date que de quelques mois. On parle beaucoup des atteintes à la vie privée, mais il y aussi les bévues (mauvaise gestion de sa réputation ou franche gaffe), le harcèlement, la délinquance, la désinformation, la manipulation, …. .
Les risques vont engendrer des réactions :
- Des personnes
- Des pouvoirs publics
- Des contre-pouvoirs (associations, groupements, …)
Les usages ne sont pas encore sédimentés, la plupart des inscrits sont bien trop récents et l’arrivée des nouveaux (encore moins technophiles, de culture et d’origine sociale ou culturelle moins homogène) continue de modifier le fonctionnement de Facebook.
- Le business model n’est pas clair
Il est probable que Facebook essaiera de monétiser davantage le service offert aux professionnels. Il faut prévoir une évolution à la hausse du budget à y consacrer.
Facebook est un média grand public qui ne cesse d’évoluer. Il est imprudent de lui confier des informations qui doivent rester confidentielles ou circuler de façon très limitée.
Il est imprudent aussi de compter sur un média gratuit pour garder ses trésors. Il faut s’assurer que l’on conserve en lieu sûr ses données les plus précieuses : contacts, photos, lettres, … Facebook n’est pas la boite à chaussures de nos grand-mères.
Facebook et son univers, celui des média sociaux viennent de naître et sont en pleine évolution. A aucun moment, il ne faut l’oublier.
Le temps et l’énergie investis dans le facebook d’aujourd’hui, que ce soit à titre professionnel ou à titre personnel, risquent d’être perdus si l’on n’a pas prévu la portabilité et la flexibilité.