Archive

Archives pour 07/2010

Facebook, 500 millions d’inscrits et après…

FAcebook continue de croitre et continuera encore jusqu’à atteindre probablement le milliard d’inscrits sur le site.

Pourtant, certains de ses inscrits se lassent et, sans se désinscrire, utilisent moins ou plus du tout le site. Enfin, le niveau de satisfaction des utilisateurs est faible. La dernière mouture de l’étude de satisfaction des consommateurs américains donnent un indice très faible à Facebook, 64, soit moins que 95% des autres entreprises et 90% des services publics.

Les raisons, les mêmes que pour la lassitude :
- Des soucis en ce qui concerne la vie privée et la sécurité
- La façon dont est alimenté le fil d’actu
- La pub
- Les changements constants et imprévisibles
- Le spam
- Des difficultés de navigation
- Les fonctionnalités

Alors pourquoi un tel succès avec un produit avec autant de défaut ?

Deux raisons majeures :
- C’est facile de s’y mettre
- Tout le monde y est ou presque, donc le service rendu pour entrer en contact avec ceux que l’on veut contacter est énorme. Et, comme le système est fermé (on ne peut exporter la liste de ses amis), pas moyen, une fois que l’on a fait son marché de relations, d’aller planter sa tente ailleurs sans un important effort.

Les évolutions prévisibles :

- Les fonctionnalités de Facebook conviennent nettement mieux à l’usager passif, qu’à l’usager (je parle ici des individus, pas des professionnels ou des sociétés) qui gère activement son réseau social. Facebook n’est pas usercentric, il est centré sur les flux d’ »informations » qu’il cherche à gonfler le plus possible d’où les informations du genre : truc est maintenant ami avec machin,  bidule a fait un score de mille au jeu xxx. Facebook pousse l’info, sollicite la participation, propose beaucoup. Les usagers actifs continueront sans doute d’intégrer Facebook dans leur dispositif de gestion de leur réseau social, mais il ne sera pas au coeur du processus.  C’est d’ailleurs déjà le cas pour nombre d’entre eux.

- La hiérarchisation des contacts dans Facebook est insuffisante et ne reflète pas la complexité des liens qui unissent une personne aux membres de son réseau. Il y a des amis, des relations, des collègues, des supérieurs, de la famille, des voisins etc… et dans chacun de ses groupe, un individu entretient des relations plus ou moins serrées, avec plus ou moins de confiance.  Dans la « vie réelle », cette nature du lien influe sur les informations que l’on partage.
La « vie virtuelle » est une dimension de la vie réelle, pas une autre vie. Une discordance entre les deux ne peut se poursuivre durablement.
L’usage des réseaux sociaux a probablement contribué à promouvoir une communication un peu moins contrainte, mais elle n’a pas tout changé, contrairement à ce que certains clament.
Soit Facebook évoluera en profondeur, soit il ne couvrira plus qu’une partie du besoin d’une personne et, pour le reste, ou pour tout, elle fera confiance à un ou plusieurs autres prestataires.

Le milliard d’inscrits sans aucun doute, mais quels utilisateurs, pour quels usages et pour quelle durée et intensité d’utilisation ?

Categories: Usages

Facebook : les ados se fatiguent et les ménagères désespérées sont accros.

La réalité derrière ce titre percutant est nettement plus nuancée :

Une étude réalisée par le site de jeux en ligne Roiworld en avril auprès de 600 jeunes de 13 à 17 ans, moitié filles, moitié garçons montre :

- Ils passent en moyenne 2 heures par jour sur internet
- 80% de ce temps sur les réseaux sociaux
- Presque tous sont inscrits sur un réseau social
- Facebook est le réseau numéro 1
- 19% disent s’en lasser et/ou y passer moins de temps, la raison majeure de la désaffection est la perte d’intérêt
- Ils dépensent de l’argent sur les réseaux sociaux et achètent des marchandises virtuelles (cadeaux, accessoires pour avatars. Une partie de ceux qui ne dépensent pas en sont empêchés par le manque d’argent.
- Les jeux deviennent l’activité prédominante des jeux sur internet
- Beaucoup qualifient les jeux sur les réseaux sociaux d’addictifs

Le groupe Oxygen media a fait réaliser une étude sur les habitudes en matière de média sociaux des femmes de 18 à 34 ans :

- 39% se proclament addicts à Facebook
- 34% se connectent à Facebook avant toute autre chose le matin
- 27% se relèvent la nuit pour lire leurs messages
- 37% se sont endormis avec leur mobile à la main
- 63% utilisent Facebook comme outil de networking professionnel
- 42% pensent que des photos d’elles imbibées ne posent pas de problèmes
- 32% pensent que des photos d’elles faisant des gestes obscènes sont appropriées
- 44% font confiance à Facebook pour leurs informations privées
- 58% utilisent Facebook pour leurs relations avec des gens qu’elles n’aiment pas vraiment (frenemies)
- 46% disent que c’est okay d’être ami Facebook avec quelqu’un qu’elles n’aiment pas dans la vraie vie.
- 50% se reposeraient sur un ami Facebook pour de l’aide en situation de crise
- 73% communiquent plus par textos que téléphone
- 56% considèrent le texto comme leur principal mode de communication
- 41% utilisent twitter pour s’informer
- 44% utilisent Facebook pour lire des critiques télé et musique

Ces deux séries de chiffres décrivent bien le poids pris par les média sociaux dans la vie quotidienne, notamment des plus jeunes.

Mais les deux accroches provocatrices que la presse a utilisé pour parler de ces études ne sont que des semi vérités, voire des quasi mensonges : 19% c’est peu et se proclamer addict ne signifie pas qu’on le soit vraiment !

Categories: Usages