Le talon d’Achille de Facebook ?
Un des secrets de la réussite de Mark Zuckerberg est d’avoir construit Facebook pour un coût très raisonnable et de le faire fonctionner avec un effectif modéré au regard du nombre d’utilisateurs actifs : 1000 à 1500 employés.
Le nombre d’utilisateurs actifs actuels est de l’ordre de 450 millions soit pas moins de 300 000 utilisateurs par employé.
Facebook est un site où les gens s’expriment. La modération est donc indispensable. Avec si peu de personnel, pas d’autres solution que de se reposer sur l’autocontrôle des utilisateurs et les algorithmes.
Certains l’ont bien compris et les défenseurs du régime tunisien utilisent cette faille du système de modération pour museler les opposants qui n’ont guère d’autre lieu d’expression que Facebook.
Ils ont fait des émules chez les supporters de club de foot. Pour le moment, ça reste anecdotique, mais si le jeu se répand, le colosse pourrait rencontrer une vraie difficulté et se retrouver contraint à revoir sa stratégie et son business model.
Aujourd’hui dans Fluctuat.net, un article humoristique sur pourquoi vous ne quitterez jamais Facebook se conclue ainsi : Parce que Facebook va crever tout seul
Les capacités de nuisance de Facebook sont balbutiantes : à part recevoir des pubs pour de sites de rencontre parce que vous êtes célibataires, on ne peut pas dire que la pub ciblée soit très gênante pour l’instant.
Il n’est pas certain que Facebook réussisse à gérer l’intrusion aussi bien que Google. Quand le niveau de spamming deviendra trop élevé, les gens se lasseront et vous aussi. Facebook ne crèvera pas de la contestation mais de l’épuisement de son modèle à un moment ou à un autre. Comme Myspace. Un jour tout le monde se foutra de leur gueule et on ira ailleurs.
Pour ma part, je pense que les investisseurs qui ont mis de l’argent dans l’entreprise et qui ont vu l’effondrement d’Aol, la disparition de Second life et l’effritement de Myspace feront pression sur Zuckerberg pour qu’il revoie sa copie et accepte de partager le pouvoir avant d’en arriver là !
Ce sera toujours le même problème pour les réseaux sociaux gratuits. Nous ne sommes pas des utilisateurs mais bien de la matière première pour Facebook.