Les réseaux sociaux et notamment Facebook permettent de s’exprimer facilement, parfois trop, voire bien trop. Au delà des anecdotes dont on a parlé dans les journaux, voici deux études qui donnent un aperçu du trop faible niveau de conscience des utilisateurs de réseaux sociaux.
Une étude de retrevo (place de marché électronique) montre que 32% des utilisateurs de media sociaux ont posté en ligne quelque chose qu’ils ont regretté. Parmi eux, 3% disent que la conséquence a été une rupture sentimentale et 6% des problèmes au travail ou à la maison.
Et récemment, http://myjobgroup.co.uk/, a mené une enquête auprès de 1000 salariés au Royaume-Uni et les résultats sont stupéfiants :
Près de 40% critiquent leur environnement de travail sur les réseaux sociaux, que ce soit Facebook ou twitter et un sur 5 reconnaissent critiquer leur patron.
Et près de 60% changeraient ce qu’ils écrivent sur leur profil s’ils savaient que leur employeur le lit !
La plupart des gens ont peu ou aucune conscience des implications légales de leurs sorties en ligne et 70% ne savent pas s’il y a une politique sur le comportement en ligne.
L’institut de recherche Pew vient de sortir un nouveau rapport et il est riche d’enseignements.
La majorité des personnes sont soucieuses de leur réputation en ligne. 57% ont questionné google pour savoir ce qui se disait d’eux.
La gestion de sa réputation numérique est devenue une activité en ligne importante pour beaucoup et surtout les plus jeunes.
71% des jeunes 18-29 utilisateurs de réseaux sociaux ont modifié leurs paramètres de vie privée dans un sens restrictif : ils partagent moins de choses et avec moins de monde
47% d’entre eux détruisent des commentaires que d’autres font sur leurs profils, 29% des 30-49 font pareil et seulement 26% des 50-64.
41% demandent à ce que l’on enlève leur nom de certaines photos, contre seulement 24% des 30-49 et 18% des 50-64.
Le principal est que plus on utilise et connait les média sociaux, plus on fait attention à la gestion de sa réputation en ligne (1).
(1) Ceci corrobore les conclusions d’une autre étude menée Ofsted, organisme de surveillance de la qualité de l’enseignement en Angleterre, la meilleure protection en ligne des enfants et ados c’est de les laisser naviguer sous la supervision d’un guide humain et pas l’utilisation de filtres.
Facebook vient désormais de passer la barre en France des 17 millions de membres. A titre personnel, on peut bien évidemment se contenter d’une inscription nominale, ou même ne pas s’y inscrire (si l’on refuse de simplifier la tâche de ceux qui cherchent à vous contacter et n’ont plus ou pas vos coordonnées), mais aucune entreprise ou aucune personne ayant une activité (qu’elle soit professionnelle, artistique, associative, …) ne peut faire l’impasse sur ce média, réseau social, annuaire, outil de recherche et tutti quanti !
Ofsted, l’organisme anglais en charge de contrôler la façon dont les enfants sont pris en charge par la plupart des écoles et des services ou personnes s’occupant d’enfants a mené une inspection sur le rôle joué par les écoles dans la protection en ligne des enfants et leur conclusion est la suivante :
Les enfants à qui l’on donne plus de liberté pour surfer sur le net à l’école sont moins vulnérables à terme en ligne.
Le surf géré est plus formateur que le surf filtré.
« Dans les meilleures pratiques vues, les élèves étaient aidés, très très jeunes, à évalurer le risque d’accéder à des sites et ainsi petit à petit à acquérir les compétences qui les aideront a adopter des pratiques sûres même lorsqu’ils ne sont pas supervisés »
Burson-Marseller vient de réaliser une étude sur ce sujet et les conclusions sont éloquentes :
pas moins de 79 des 100 entreprises classées dans le magazine « Fortune » utilisent au moins l’un de ces réseaux sociaux pour interagir avec leurs parties prenantes !
Du compte Twitter au blog d’entreprise, plus de la majorité des entreprises internationales ont franchi le pas des réseaux sociaux
Ainsi :
- 65% des entreprises interrogées « tweetent » au travers de comptes actifs sur Twitter ; et elles ne s’arrêtent pas là puisqu’elles alimentent simultanément en moyenne 4,2 comptes Twitter !
- 54% sont adeptes de Facebook et disposent même en moyenne de 2,1 pages « Fan » chacune
- 50% sont des YouTubers avec 1,6 compte YouTube en moyenne .
- 33% bloguent et les blogueurs d’entreprise sont plus nombreux que l’on ne croit puisque chaque entreprise « gère » en moyenne 4,2 blogs.
-Mais, seules 20% des entreprises interrogées utilisent ces 4 types de réseaux sociaux simultanément.
Cà y est, c’est fait, Facebook est en termes de temps passé, le leader : l’internaute américain moyen passe plus de temps sur Facebook que sur Google, Yahoo, YouTube, Microsoft, Wikipedia et Amazon combinés.
Il a doublé yahoo, il est désormais le deuxième site le plus visité en termes de visiteurs uniques derrière google aux USA
Enfin alors que la part de Google en termes d’audience apportée aux sites de news est stable, celle de Facebook ne cesse de croître, ce qui fait de Facebook un allié stratégique dans la lutte actuelle entre google et les sites dont il agrège les informations dans ses moteurs de news.
Pas étonnant, au vu de ces chiffres (source Nielsen), que google ait sonné la charge le plus vite possible et précipité la sortie de buzz malgré un certain manque de mise au point !
Bon, c’est pas tout, monsieur google, quand est-ce que tu nous mets un système de filtre vraiment performant qu’on puisse en profiter vraiment à fond du beau jouet que tu viens de nous offrir ? Si tu le fais, on te pardonnera de nous offrir notre cadeau de noël d’internaute avec plus d’un mois de retard !!
C’est un article de quelques paragraphes, mais tout ce qui importe vraiment y est dit :
L’importance du sujet
La nécessité de s’intéresser sans fliquer, ni espionner
La valeur incomparable de la parole et de l’écoute des parents et du dialogue.
Un évènement qui a eu lieu le 28 novembre au Cnam avec le soutien de l'Eicnam. llustré avec humour par Fix : 1ère partie,2ème partie
On a parlé de nous : Figaro du 13 novembre
20 h de France 2 le 15 novembre